Newport

Cette municipalité, qui s'est développée à l'embouchure de la rivière Newport, portait autrefois le nom de Pointe-au-Genièvre. Le mot " genièvre " était employé jadis pour désigner le genévrier, un arbrisseau à feuilles épineuses et à baies diurétiques. Ainsi, selon la monographie Il était une fois.. mon village Newport, la désignation Pointe-au-Genièvre serait due au grand nombre de genévriers qui poussaient sur la pointe, tout autour du phare.

Nommée Newport par des loyalistes qui s'établirent à cet endroit, cette municipalité garde le souvenir du navigateur Newport qui accompagna Sir Walter Raleigh dans ses expéditions.

La municipalité de Newport, érigée en 1855, comprend les localités de Newport-Centre, de Newport-Ouest et de Newport Point ainsi que celle des Îlots connue aussi sous les variantes " Iles Mahy " et " Mahy Islets ". De plus, le toponyme Newport désigne un canton proclamé en 1840, une municipalité de canton formée en 1845, une anse et une pointe.

La paroisse fut mise sous le vocable de Saint-Dominique-David, en hommage à Dominique David, l'un de ses premiers habitants. L'érection canonique de cette paroisse date du 27 mars 1860 et son érection civile du 31 janvier 1861.

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Pabos Mills

D'où vient le nom ?

Ceux qui prêtent à Pabos une origine indienne le font venir du mot micmac Pabog (prononcez Pabok) qui signifierait " Nappe d'eau au mouvement peu sensible ".

Mills en français veut dire " Moulin ". Effectivement, le premier moulin du secteur était sur son territoire.

Un peu d'histoire :

En 1860, ce fut l'érection canonique de la paroisse de Ste-Adélaïde de Pabos.

En 1872, le gouvernement devenu propriétaire de la seigneurie, procède à l'arpentage.

En 1876, la municipalité de Pabos est détachée de la municipalité de Newport.

De 1860 jusqu'à 1903, la population n'augmentera que lentement. De nouveau colons viennent s'établir dans le voisinage des Irlandais et des Acadiens.

Vers les années 1900, on construisit un moulin près de la rivière du ouest connu sous le nom de " Gaspé County Lumber ". On y travaillait seulement le bois de pin. En 1903, ce moulin fut vendu et déménagé près du chenal du côté de l'Anse-aux-Canards.

En 1908, sur la rive ouest en face du Banc de Pabos, les frères King bâtirent un moulin à scie sous la raison sociale de " Pabos Lumber Co. Ltd ". Ce moulin à scie fut en opération à cet endroit jusqu'en 1913, alors on démolit le moulin et on transporta la machinerie au site oû se trouve actuellement la Woodroom de l'Abitibi Paper Price, et ce nouveau moulin à scie fut connu sous le nom de Moulin Rouge.

Il faut dire qu'à la fin des années 40, plus précisément en 1948, une partie du territoire de Pabos opte pour une annexion à Chandler. Ce mouvement déclencha alors une volonté d'un peu tout le monde de restructurer le territoire. Pabos Mills et Grand pabos Ouest, étant éloignés de Pabos (centre de décisions), décidèrent de se regrouper pour former la municipalité actuelle de Pabos Mills. Quant au village de Chandler de 1950, il n'était pas intéressé à annexer Grand Pabos Ouest et Pabos Mills du fait que que le territoire serait trop grand à gérer.

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Chandler

Cette ville, appelée autrefois " Portage du Grand Pabos " selon Carmen Roy, prend forme au milieu des années 1910 quand une grande scierie et une pulperie sont construites à l'embouchure de la rivière du Grand Pabos. On lui donne le nom du premier président de la compagnie, Percy Milton Chandler.

C'est le 13 janvier 1916 que ce territoire est détaché de la municipalité de Pabos. Chandler est érigé en corporation de ville le 6 janvier 1958.

La paroisse religieuse du Saint-Cœur-Très-Pur-de-Marie, érigée en 1917, comprend en plus du territoire de Chandler, celui de Pabos-Mills. D'après Hormisdas Magnan, la paroisse a été mise sous le patronage du saint Cœur de Marie parce que c'est la dévotion particulière des pères Eudistes qui en ont la direction depuis 1916.

Une localité porte aussi le nom de Chandler-Ouest.

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Pabos

Village paisible avantageusement situé entre les villes de Chandler et de Grande-Rivière, Pabos a profité d'une croissance continuelle de sa population qui a plus que doublé depuis une vingtaine d'années.

Pabos, qui était un important centre de pêche avant la conquête de 1758 par les anglais, fut pendant une certaine période le centre ecclésiastique d'une bonne partie de l'Est du Québec, (aux archives, il est fait mention du nord au Nouveau-Brunswick, de Shediac à Kamouraska, vers Percé), c'était alors la paroisse de la Ste-Famille de Pabos dont le centre administratif était situé sur l'Ile Beauséjour dans la Baie du grand Pabos (Bourg de Pabos à Pabos-Mills).

Après une longue période de décroissance qui débuta en 1759, certaines familles revinrent à Pabos à compter de 1819, alors qu'ils n'étaient que 35 habitants. En 1837-38, il y eut l'arrivée de plusieurs familles Irlandaises qui s'installèrent en bordure des deux baies des rivières Petit et Grand Pabos.

Grâce à l'immigration et aux grandes familles de cette époque, les autorités religieuses érigèrent, en 1860, la paroisse de Ste-Adélaïde de Pabos, et, en 1876, tout le territoire de la Seigneurie de Petit-Pabos fut érigé en municipalité.

De cette municipalité de Pabos se détachèrent, en 1915, la ville de Chandler, en 1928 la municipalité de St-François de Pabos, en 1952 la municipalité de Pabos-Mills et en 1954 la municipalité du Petit-Pabos, laquelle fut par la suite annexée à la ville de Grande-Rivière.

C'est toutefois surtout au cours des vingt-cinq dernières années que Pabos a profité d'un essor considérable à tout point de vue : construction d'un réseau d'aqueduc et d'égout qui desservira la presque totalité des rédidents; abondantes nouvelles constructions, ouverture de plusieurs rues rapidement habitées au complet, logements pour personnes âgées, agrandissement du couvent, école de St-Paul avec l'ajout d'un gymnase, construction du poste de la Sûreté du Québec, aménagement d'un belvédère sur la rivière Petit-Pabos, construction d'un petit havre à son embouchure, avec accès à une plage sablonneuse devenue très achalandée en période estivale, centre de loisirs aménagé dans la route de l'Église avec piste de ski de fond et patinoire extérieure, parc récréatif avec piste de course sous harnais, terrain de golf de pratique.

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St-François

C'est dans un cadre de vie agréable, à proximité de la baie des Chaleurs, que s'est installé une chaleureuse municipalité délicatement traversée par la rivière du Petit Pabos : Saint-François-de-Pabos.

Son nom est une association de deux éléments distincts. Tout d'abord, Saint-François est un hommage rendu à l'un de ses plus anciens seigneurs, Jean-François Lefebvre de Bellefeuille. Et bien que ce soit son frère Pierre Lefebvre de Bellefeuille qui soit devenu propriétaire, c'est Jean-François qui s'y installa et y développa une pêcherie de morue sèche. Quant à la dénomination Pabos, elle rappelle que son territoire fut jadis détachée de celui de la municipalité de Pabos.

La municipalité de St-François fut fondée le 9 mars 1929 et sa population actuelle est de 705 habitants.

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